mancozèbe-UTILISE 2045 T.

Les jours sont comptés pour les anti mildious au mancozèbe par Georges Kopcsan.  

Dans un avis publié le 14 mars, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande « que la Commission européenne statue dans les plus brefs délais sur le non-renouvellement » du mancozèbe et du thiophanate-méthyl. Si ce dernier produit n’est pratiquement plus utilisé, il en va tout autrement du mancozèbe. Dans son avis, l’Anses rappelle que le mancozèbe était la troisième matière active la plus vendue en France en 2017 avec 2 045,8 tonnes, le première étant le glyphosate.

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Dans le vignoble, le mancozèbe entre dans la composition d’une vingtaine d’antimildious, seul ou associé à d’autres matières actives, dont l’un des plus connus est sans doute le Dithane. Il était déjà classé Cancérigène Mutagène et Reprotoxique (CMR) et, à ce titre, retiré de nombreux programmes.

“Toxique pour la reproduction”

« Le mancozèbe a été considéré comme toxique pour la reproduction de catégorie 1B par l’Agence européenne des produits chimiques dans son avis de mars 2019, ce qui constitue un critère d’exclusion », explique l’Anses pour justifier sa recommandation. En d’autres termes, cette substance est présumée toxique pour la reproduction humaine.

Contactée par Vitisphere, UPL, la société qui défend la réhomologation du mancozèbe au niveau européen avec Indofil, n’a pas souhaité réagir, n’ayant pas « d’éléments à apporter dans l’immédiat

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